DE MES MAINS, SON DOS PLISSÉ DE TRACES

Le cycle de ses jours est à son acmé.
Les vols des vautours, de leur cercles enjoués,
Lorgnent son corps devenu trop lourd.

Dans le courage ou la peur,
Piégé par sa folle endurance,
Son être puni par de sages labeurs
Semble plongé dans l’absence.

Mes mains surgissent de l’obscur incertain
Se jettent et se hissent sur son dos éteint.
De la poussière,
Il espère que survivra,
Sous les ifs d’hier,
L’évidence d’immédiat.

Ses mains calleuses ont su lui faire autrefois
Saisir les courbures enjôleuses, les chants d’alléluias.
Mais, mes mains tricheuses ont su taire de sang-froid
Les dragons de sa cité glorieuse, faire naître ses effrois.

Ils voient leurs rêves et leurs projets comme des remparts,
Mais ne sont que des gorges offertes à un vampire ;
Juteux spectacle improvisé où je prends part,
où je jouis, je mords, quand me prend l’envie du pire.