… deux fois !

Au moment où j’écris ces lignes, je suis en France et un deuxième (semi-)confinement a été mis en place. Covid-19 fait des vagues. La population doute, a peur, se ment, s’entre-tue, et moi je dois vendre un disque… Je ne suis déjà pas très à l’aise avec l’idée de promotion, vous vous doutez bien que la situation n’arrange rien.

Mais mon premier album, « Sous le pont où RIVIERE braille », est sorti ce 30 octobre 2020. Je vous donne alors ce lien promotionnel comme je tire sur un sparadrap !

J’ai en plus une sensation de déjà-vu amer. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais chaque sortie de cet album a coïncidé avec un événement douloureux et un contexte psychologique compliqué. Mais je vous rassure, j’ai la chance d’avoir autour de moi des gens bienveillants qui m’aiment et j’ai de nombreuses créations sur le feu que j’ai hâte d’exposer au grand jour ! Revenons alors au titre de cet article.

« Sous le pont où RIVIERE braille » est une réédition

Cet album est effectivement sorti une première fois à la fin de l’année 2017. Cette sortie fut plutôt confidentielle (voir l’anecdote au bas de l’article). Cela explique pourquoi le sortir une deuxième fois était indispensable.

Être artiste à plein-temps, était une décision difficile que j’ai osée prendre au milieu de 2017 . Quitter mon job et réaliser ce premier album avant la fin de cette même année étaient alors un besoin de vie et de revanche. Il était nourri par la force des regrets que je ne voulais plus avoir. La concrétisation de cet album c’était aller enfin au bout d’un processus.
Cette réédition est alors la fin d’une première étape. Comme je reste nostalgique de l’objet disque, un produit physique reste un aboutissement concret. La suite aura, je l’espère, encore plus d’ampleur, mais je suis déjà ravi de cet album. Je pense être arrivé à en faire un bel objet.
Je suis chanceux d’avoir autour de moi, un frère graphiste, une belle-sœur costumière et des amis photographes. Je suis particulièrement heureux et satisfait de ce qui a été entrepris parce que ces efforts combinés sont parvenus à rendre réel ce que j’avais imaginé ! Et que des gens arrivent à mettre sur papier des choses que j’ai dans ma tête, force ma totale admiration !
(cf Making-Of #1)

1984

Qu’y a-t-il de nouveau dans cet album ?

Céline Vannier – studio de la Tour Fine

L’impulsion de cette réédition a eu lieu à l’été 2019. Cela faisait déjà une année que je travaillais de façon régulière avec des musiciens professionnels. Les répétitions ont su donner de véritables énergies et émotions aux formes presque abstraites des morceaux que j’avais enregistrés seul. J’ai souhaité que l’album témoigne de ce travail : il y a donc trois morceaux bonus.

Peut-être avez-vous remarqué que, phoniquement, chaque titre de chanson ressemble de près où de loin à un titre de film ? C’est le concept ludique de cet album. Et je n’avais, à l’époque, pas d’autres morceaux qui pouvaient s’intégrer à ce jeu. C’est pourquoi j’ai préféré proposer des versions alternatives.
La chanson « Les héros chez moi ont de l’humour » (cf Making-Of #2) et le single « Sous le pont où Rivière braille » (cf Making-Of #3) furent réalisés avec cette idée de nouvelle dimension. Pour la première, l’enregistrement se déroula à la fin du mois de juin 2019 et pour le second se fut en décembre 2019.

Avec « Claque, oscille mais rira.. », je voulais faire deux choses. Proposer une version radicalement différente de la chanson d’origine et me donner l’opportunité de travailler avec un quatuor à cordes. Je l’évoque dans le Making-Of #4, c’est un rêve enfin réalisé. Mais croyez-moi, des envies symphoniques ont germé depuis longtemps dans mon esprit et leurs racines sont nourries à la chaleur de mon ambition ! Bref, c’est autre histoire que je compte bien vous écrire un jour.

Le travail avec le violoniste et arrangeur Elton Majollari avait été initié au début de l’année 2020 et des sessions d’enregistrements avaient été prises pour la mi-mars. Mais pangolin, chauve-souris, mondialisation, pandémie…
Ce coronavirus a considérablement retardé les choses et il a fallu attendre la fin du mois de juin pour arriver enfin au bout de ce troisième bonus.

Quatuor à cordes, dirigé par Elton Majollari – studio l’Auditorium de Saint-Ouen

Au final, cet album de 11 titres c’est : une production étalée sur trois ans, pas moins de quatre lieux d’enregistrements différents et cinq ingénieurs du son ! Autant d’acoustiques, de techniques, de perceptions et de sensibilité qui ont influencé le résultat sonore.
Il y a donc eu un énorme mais indispensable travail d’homogénéisation. Cette dernière étape s’appelle le mastering, ou le matriçage en français. Il fallait un magicien et cette mission fut réalisée de main de maître par l’ingénieur du son Pierre Luzy, du studio Music Unit.

J’ai besoin de votre soutien

Bon, je me retrouve avec ce disque sur les bras et impossible de savoir quand je pourrai le jouer et le défendre sur scène. La situation économique du monde du spectacle ne donne que très peu d’espoir de réjouissance à la sortie de ce confinement… Alors comment me soutenir ?
La première chose est d’écouter mon album sur votre plateforme préférée et pourquoi pas de venir régulièrement sur ce site.
Acheter mon disque ? Oui aussi bien sûr !
Il y aura bientôt un autre moyen un qui je pense sera plus pérenne et je ferai un blog exprès pour vous le présenter correctement quand ce sera mis en place.

Mais il me semble que la façon la plus simple de me soutenir reste de commenter, de partager, de « liker » les contenus que je mets en ligne. Ce n’est pas tant pour créer du référencement que pour avoir l’impression que mes actes ont un sens. Et moralement, je vous assure que ça joue !

Merci d’avoir lu ce premier blog et je vous dis à très bientôt !
Josselin

Petit jeu

Saurez-vous trouver les titres de films cachés dans les titres de mes chansons ?
Indice : les thèmes abordés dans mes textes sont parfois inspirés des films eux-mêmes.

J’attends vos réponses dans les commentaires !

Anecdote mi-amusante, mi-triste

« Sous le pont où RIVIERE braille » est donc sorti une première fois le 5 décembre 2017. Pour les plus « français » d’entre-vous, cette date doit peut-être vous évoquer quelque chose.
Il devait être à peu près 23h quand j’officialisais la mise en ligne de mon album. Tout chose et assez excité de pourvoir le partager, je décidais néanmoins d’attendre le lendemain pour en parler. Ce matin-là, les journaux et les réseaux sociaux n’ont parlé que de la mort de Johnny Halliday…

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